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Performance énergétique : les travaux gagnent en qualité

ademeL’ADEME vient de rendre publique une étude de l’Observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement (OPAEL) sur le marché de la performance énergétique dans le bâtiment, et notamment les maisons individuelles ou les logements collectifs.

Les résultats, basés sur l’année 2010, attestent d’une montée en qualité des réalisations, et d’un nombre de chantiers stable. Par ailleurs, cette étude nous renseigne également sur la façon dont les ménages ont financé ces améliorations.

Les travaux de rénovation ou d’installation des systèmes énergétiques portent essentiellement sur trois postes : l’isolation des ouvertures (40% de parts de marché), l’isolation des parois (30%) et l’amélioration du chauffage (30%).

isolation-travaux

Il semblerait que ce secteur ne subissent pas les effets de la crise comme d’autres dans le bâtiment, voire qu’ils augmentent même leur activité dans certaines zones géographiques. Celle-ci est même en augmentation pour les chantiers de rénovation énergétique, qui correspondent à 40 % du secteur de la rénovation dans son ensemble. La hausse des prix de l’énergie aurait poussé les ménages à entreprendre des améliorations de leurs installations selon l’étude.

La qualité des réalisations est également remarquée. Selon l’Observatoire, cela peut s’expliquer par la prise en compte des enjeux énergétiques à tous le s niveaux, et  cela aussi bien par les particuliers donneurs d’ordre que par les professionnels. En outre, ces derniers utilisent des techniques et des matériaux qui connaissent eux aussi un développement et une innovation croissante.

En 2010, ce sont 295 000 logements bénéficié d’une amélioration de leur performance énergétique, dont 135.000 rénovations classées en efficacité énergétique ***, qui n’est accordée que lorsque les trois composantes du confort thermique (chauffage, couverture, isolation) ont été traitées de manière satisfaisante du point de vue de la performance énergétique.

Pour financer ces travaux, les ménages ont surtout eu recours à leur épargne personnelle, plutôt qu’au crédit. Cela s’explique par deux raisons : d’abord, la taille des chantiers entrepris, relativement réduite, qui fait que le cout de ces travaux ne dépassent pas 2000 € pour la plupart d’entre eux.

Ensuite, les aides diverses qui permettent de financer tout ou partie des améliorations voulues, et dont 60 % des ménages concernés ont bénéficié : crédits d’impôt, prêt LDD (Livret Développement Durable), Eco-PTZ, prêt bonifié par un énergéticien ou encore prime à la casse.

Cette situation permet à l’OPAEL de prédire la poursuite de l’activité et même un développement à venir, qui résulte de la prise de conscience des questions environnementales et énergétique, mais aussi de la réglementation (RT 2012) sui se fait de plus en plus drastique et contraignante en matière de consommation d’énergie.

AC

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